La technique de couverture à l'aide de fines planchettes de bois fendues s'est particulièrement développée dans les pays où les arbres produisaient des bois résistant aux intempéries, comme en Europe du Nord et de l'Est. Chez nous, traditionnellement, elle était prisée dans les pays riches en forêts ou dans les zones montagneuses.
Ce procédé de couverture était et demeure particulièrement apprécié pour les flèches des clochers et les bardages verticaux. Se mariant bien avec les tuiles plates, il est fréquent de trouver les bardeaux en jouées de lucarne en tuiles.
A chaque région son vocabulaire.
Si le terme général de bois est utilisé, il est fréquent, suivant les régions, d'entendre parler de bardeaux, bauches, essentes, essendoles, esseaux, tavaillons, tavillons, essis, anseilles ou encore ancelles. |
Les espèces de bois utilisées dans la pose varient souvent selon la région. On retrouve, par exemple, le mélèze principalement dans les Hautes-alpes, l'épicéa ou sapin rouge dans les Vosges, la Savoie et la Haute-Savoie, l'acacia dans l'Aube. Le châtaignier, au même titre que le chêne, reste toutefois l'essence la plus répandue.
À l'exception du mélèze, tous les bois sont refendus ou éclatés à la hache. La refente est une condition essentielle de la durée des couvertures car elle respecte les veines du bois. |


Bardeaux bois en Wapa recouvrant le toit du maison du café de Guadeloupe. |